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 L'artiste a fait plusieurs séjours sur l'île Bonaventure en Gaspésie , là où le vent perpétuel  entraîne les Fous de Bassan dans les plus spectaculaires voltiges. Elle aime l'odeur de la terre et de la mer. Peintre, mais aussi graveuse, son passage à l'Atelier Presse-Papier de Trois-Rivières aura permis de structurer sa vision personnelle.

La rencontre avec des poètes actuels de sa région inspire sa création. Signalons ses transparences ,les bleus de ciel, et les accointances poétiques et heureuses avec les Dargis et Beaulieu. Une touche toute personnelle. Une expression authentique s'élevant comme un oiseau pour élever notre propre grandeur d'âme.

Texte de Michel Bois ,Revue Magazin'art , chronique sur le radar automne 2017

 

Gaspésie ile Bonaventure Fous de Bassan 5.jpg

Terre étrangère

 

En tant qu'observateur en quête de la forme, tout ce qui est réel, mérite d'être vu, nous dit Guillevic, poète de la France. Toujours en quête d'une réponse à mes interrogations existentialistes, j'ai été happé par le vivant des Monts Chics-Chocs et sur cette muraille les fous de Bassan. La terre, notre assise et dont j'ai besoin de me sentir durable avec elle. Ici, l'espace se rapproche pour absorber . Avec elle nous vivons dans un détail du temps , les minutes sont des incisions comme des encoches dans la chair. 

Et ma demeure est là , incertaine de la pierre et de mon premier pas. Ce sont mes échos sous la peau de l'ombre, mes strates d'éternité. Aussi  avec la poésie de Renaud Longchamps, de Retour à Miguasha, les fossiles rampent sous le rivage , et je marcherai dans les pas invisibles à l'espace et au temps .

Et

 de Terre étrangère du poète Daniel Dargis,

les  mots se dévêtissent de leur terre natale

la voix encore incertaine après tant de dérive

l'attente immobile déborde 

les silences blancs se dénombrent dans les chairs

parler juste pour déplier ce qui s'endort .

Inspiration

 

Le temps est la représentation d'une limite dans la durée, qu'il est la discrimination la plus désespérément éprouvé entre le fini et l'éternel. Aussi la poésie me permet de porter un regard sur la dynamique de vie , la nature, l'eau , les oiseaux et la pierre et le poème nous permet de mettre un tréma sur cette fugacité.

Les mots de Guillevic, poète, sont devenus des entités réelles biologiquement visibles, et leur anatomie ne peut être remise en question.

Le poème est là , et les mots sont debout, dans cette mémoire vive , d'un maintenant qui s'agrandit.

Le temps de la mer et l'eau de l'instant .

et

Des mots en forme d'Empreintes, de Germaine Beaulieu ,poétesse,

les traces poétiques d'un passage,

terre d'asile où les inconnus parlent, polyphonie,

d'ici d'ailleurs se mixent les échos 

litanies interminables sur les lèvres 

tout bas un silence calées au fond de la mémoire

quelques empreintes  


 

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